Le mensonge : Un mal nécessaire ou pas ?

Le mensonge est-il vraiment un mal nécessaire ? C’est que nous allons essayer d’éclaircir ici dans ce thème si particulier touchant tout le monde quotidiennement. 

Avant d’aller plus loin, il faut savoir que l’être humain ment de façon complètement inconsciente entre 6 à 200 fois par jour, ce qui représente environ 2 mensonges toutes les 15 minutes. Cela peut être tout simplement pour ne pas prendre le temps de dire la vérité ou ne pas avoir envie de parler, bref, vous comprenez que les raisons appartiennent et reste propre à chacun. 

Cependant, afin d’approfondir un peu notre analyse, nous devons faire la différence entre le langage verbal et le non-verbal. Pour mieux comprendre l’origine du mensonge, nous devons impérativement savoir comment fonctionne la source du problème et comment cela s’articule. 

Pour commencer, il faut remonter à la source : le cerveau ! 

En effet, en abordant le cerveau, nous allons mieux comprendre les différentes parties et fonctionnalités de celui-ci dans son ensemble en se basant sur les travaux théoriques du Docteur Paul MC Lean, neuroscientifique sur le comportement du cerveau à Bethesda aux USA, durant les années 1950 à 1960. 

La première partie du cerveau appelé Primitive ou Reptilienne, que nous avions déjà évoqué dans l’un de nos précédents articles, « Dompter ses peurs : le premier pas vers la liberté« , que nous vous invitons également à découvrir bien évidemment. 

Cette partie primitive aurait plus de 400 millions d’années et remonterait à l’époque préhistorique, car nous retrouvons un mode de fonctionnement en adéquation avec tous les types de reptiles classiques que nous connaissons déjà, comme les serpents, crocodiles ou tout type d’alligators, lézards, tortues, etc. 

Dans cette partie, nous trouvons des comportements bien spécifiques très significatifs à cette partie reptilienne comme l’absence de scrupule, la territorialité, le besoin de tout contrôler, l’instinct de possession, l’obsession du pouvoir hiérarchique, la domination, l’agression, la loi du plus fort, la peur, l’instinct de survie, la fuite, le plaisir et toutes les principales fonctions motrices du corps comme respirer, bouger, marcher, courir, se défendre, etc. 

La seconde partie, que l’on appelle Paléo-limbique ou Mammifère, est apparu avec les premiers mammifères, il y a environ 220 millions d’années, et est le siège de nos principaux comportements émotionnels et mémoriels. 

Cette partie limbique nous est commune avec des mammifères inférieurs que nous domestiquons pour la plupart d’entre nous comme les chats, les chiens, les chevaux, les lapins, les rats, etc. 

Nous distinguons dans cette partie qu’elle est le siège des émotions, de la mémoire, de l’enregistrement de récompenses ou de punitions et contrôle essentiellement le système nerveux du corps de façon complètement autonome. 

La troisième et dernière partie, appelée le néocortex ou la partie mentale, se serait développé seulement, il y a approximativement 3,6 millions d’années, pour nous amener vers le langage et le raisonnement logique. 

Nous partageons cette partie avec des mammifères supérieurs telle que les singes, chimpanzés, gorilles, lions, tigres, loups, dauphins, éléphants, orque ou encore baleines, etc. 

Cette dernière partie permet de développer l’intelligence, la réflexion, la logique, la rationalité, la planification, la créativité, la solidarité, la perception et la sociabilité afin d’agir comme des êtres civilisés. 

Maintenant que nous avons vu ces différentes parties primitive, limbique et mental, il est quasiment sûr que vous pensez à certaines personnes de votre entourage ou peut-être à vous-même, dans lequel vous avez déjà vu certains de ces comportements et là, le déclic dans votre tête vient de se faire et vous comprenez mieux le comportement de ces personnes ou de vous-même. 

Le langage verbal et non verbal sont issus de ces comportements et permettent d’avoir des informations complémentaires par le biais des expressions non verbales. 

Comment les détecter ? 

Ce qu’il faut également savoir c’est que le langage verbal ne s’exprime qu’à hauteur de 7% seulement contrairement au non verbale qui s’exprime à 93% de « pure vérité » dans lequel nous retrouvons 55% d’attitudes et de gestuelles de toutes formes accompagnées de 38% d’intonation de voix. 

Pourquoi « pure vérité » pensez-vous ? 

Le langage non-verbale est tout simplement connecté uniquement aux parties primitive et limbique et ne peut mentir intentionnellement étant donné qu’il est relié à l’instinct de la partie primitive et au système nerveux autonome de la partie limbique alors que le langage verbal est connecté essentiellement au mental pour tout ce qui est, entre-autre, la réflexion et la création de mensonges. 

Contrôler ces trois parties en parfaite conscience est relativement rare car cela nécessite une grande maîtrise de son corps et de ses émotions. Un mythomane bien entraîné peut en effet réussir à duper son monde relativement facilement.

Alors lorsque l’on comprend le fonctionnement du cerveau et du langage verbal et non verbal, on peut s’essayer à détecter les mensonges et si l’on veut aller plus loin, essayer de comprendre pourquoi la personne en face de vous, vous ment. 

Cela nécessite évidemment beaucoup de pratique, beaucoup d’observation, savoir croiser des informations, des détections minimes comme des micro expressions faciales, mais aussi des gestuelles spécifiques. 

Si l’on développe un peu plus, il existe quatre attitudes comportementales humaines classiques dans lequel nous retrouvons la fuite, la manipulation, l’agressivité et l’assertivité. 

Sachez qu’un menteur fini toujours par se prendre les pieds dans le tapis à un moment ou à un autre et utilisera l’une de ses quatre attitudes comportementales afin d’essayer de se sortir de la situation dans lequel il s’est mis tout seul pour cacher une vérité qui le dérange. Comme le dit l’adage : « Tout n’est qu’une question de temps et tout vient à point, à qui sait attendre« . 

Pour essayer de comprendre et digérer toutes ces informations, nous devons comprendre également que le mensonge est souvent utilisé de différentes façons afin de soit protéger celui qui l’exprime ou soit celui qui le reçoit. Tout dépend des intentions profondes de l’interlocuteur. 

Les personnes expérimentées dans ce domaine de détection de mensonge, savent généralement détecter des incohérences que l’on appelle aussi dissonances entre le verbal et le non-verbal qui interpelle, l’expert que son interlocuteur est clairement en train de vouloir cacher quelque chose et donc qu’il ment. 

Pour vous aider à détecter ce type de personnage, il existe quelques solutions plus ou moins simple selon vos capacités personnelles, de sensibilités et d’observations. 

Lorsqu’une personne vous donne une information classique qui ne nécessite pas de mentir afin de repérer, ce qu’on appelle la ligne de référence dans le but de repérer le point de départ du mensonge ou de la vérité dans son comportement. 

Si à un moment donné le langage verbal et non verbal se trouve être en dissonance, c’est-à-dire une tête qui hoche de haut en bas pour dire non verbalement ou de gauche à droite pour dire oui, alors nous avons un problème cognitif dans la sincérité dans notre interlocuteur. 

Pour avoir l’œil affûté, lorsqu’un individu vous dit une vérité, son langage verbal et non verbal sont en parfait accord et nous ne percevons aucune dissonance, au contraire, nous pouvons constater une parfaite concordance symétrique entre les paroles de votre interlocuteur et sa gestuelle. 

Vous aurez compris au travers de cet article qui vous donne succinctement les grandes lignes de la compréhension et l’intérêt de savoir lire les comportements afin d’éviter d’avoir de mauvaises surprises avec peut-être des personnes que l’on pensait sincère et qui en définitive vous révèle le contraire. 

Cela peut parfois être pris comme de la trahison si celui qui vous ment fait partie de votre entourage et que vous vous apercevez qu’il vous ment. Cela peut être d’autant plus difficile à accepter lorsque ce dernier est votre partenaire.

Le mensonge est malheureusement devenu commun de nos jours et pourrait-on même dire qu’il est devenu « normal » de mentir et anormal de dire la « vérité ».

Nous vivons actuellement dans une société ou toutes ces valeurs sont manifestement inversés. C’est pour cela qu’il utile de savoir se prémunir de ce type de connaissance afin de savoir à qui l’on peut faire véritablement confiance.

Quand nous savons, nous ne sommes plus dupe !